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Notre équilibre acide-base : le pouvoir de l’alimentation

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La vie est acidifiante par nature : pour fonctionner correctement, c’est-à-dire pour garantir notre capital santé, notre corps doit maintenir une balance acido-basique équilibrée. A titre d’exemple, le maintien du pH sanguin doit se faire impérativement entre 7,32 et 7,42 ! C’est dire la (faible) marge de manœuvre que notre « machine » tolère. D’où l’importance d’en prendre soin encore une fois…

L’équilibre acide-base quand on est en bonne santé

Pour un individu sain, le schéma idéal quotidien réside en une phase d’assimilation d’aliments diurne, durant laquelle il ingurgite des protéines, graisses, aliments transformés, sucres, qui vont générer des acides. La phase nocturne permet ensuite un « jeûne physiologique », qui va mettre l’organisme au repos et lui permettre d’effectuer le processus inverse : l’alcalinisation, en éliminant ainsi les déchets acides par nos organes émonctoires (reins -urée par exemple-, foie, poumons…).

On pourrait presque dire que notre organisme est une véritable usine à produire des acides, avec en parallèle les systèmes nécessaires à l’élimination de ces acides produits. C’est le cas si vous êtes en très bonne santé, que votre métabolisme est haut et que vos organes émonctoires fonctionnent très bien.
En revanche, notre alimentation moderne, qui n’est de loin pas adapté à notre corps, peut très vite déstructurer le mécanisme et déséquilibrer la balance acide/base. Bien évidemment, cette balance va pencher vers les acides qui vont conduire à une asphyxie de vos cellules.

Heureusement, notre corps est très courageux ! Il se bat pour maintenir le cap tant qu’il le peut, et vous ne verrez pas de suite les conséquences de votre apport excessif en aliments acidifiants ! Ainsi, l’acidité est dite latente, c’est-à-dire qu’elle ne se manifeste pas tout de suite après s’être installée.

Si la terre qui entoure des plantes est inadaptée à leur développement – trop riche, trop acide, trop humide -, celles-ci pousseront moins vite, se flétriront, voire dépériront. Même chose pour notre corps : si nos cellules vivent dans un milieu déséquilibré, elles fonctionneront moins bien et finiront par s’user ou dégénérer.

Apparaîtront alors de nombreuses affections liées à ce problème d’acidité : depuis les caries, jusqu’à la perte des cheveux, en passant par le dessèchement de la peau ; mais aussi un manque d’énergie, une tendance à la déprime devenant persistante, jusqu’au développement de chronicités plus importantes telles l’arthrose, l’ostéoporose et autres maladies dites « de civilisation » : cancers, diabètes, surpoids…

L’équilibre acide-base : quand la machine déraille…

Evidemment, lorsque vous buvez un verre de lait ou mangez un yaourt par exemple, non seulement le calcium n’est assimilé qu’à 30% (contre 70% pour le calcium végétal -petite parenthèse-) mais l’acidité du produit va suggérer à votre corps de puiser dans vos réserves ;  notamment les réserves de votre squelette pour les minéraux (calcium, magnésium, phosphore…) qui sont les bases nécessaire à la neutralisation de l’acidité. Il en est ainsi pour tous les aliments à caractères acidifiants.
Et dans le vie, nombreux sont les processus acidifiants !

  • la respiration produit de l’acide carbonique,
  • l’activité intellectuelle produit de l’acide phosphorique,
  • l’activité physique produit de l’acide lactique (cependant, plus le corps bouge, plus ces systèmes tampon sont efficaces !)
  • le stress est particulièrement acidifiant.

Il faut donc que notre alimentation compense cette acidité pour que le pH, de notre sang en particulier, mais aussi celui de tous nos organes, soit à l’équilibre. Car la vie n’est pas possible autrement, pas plus du côté alcalin que du côté acide… Et la marge de vie est très étroite !

L’équilibre acide-base : le réguler grâce à l’alimentation

Notre alimentation doit donc être globalement alcaline, au niveau d’un repas, ou d’une journée. Or il n’y a d’alcalin que les fruits, les légumes, les épices, les algues et les graines germées. De préférence, non traités, élevés sur des terrains riches et cueillis à maturité. C’est facile à retenir ! Y compris les agrumes que l’on ressent comme étant acides au goût, car au final, leur effet est alcalinisant, à condition d’avoir un métabolisme correct.
Tout le reste (viandes, poisson, céréales, œufs, café, thé noir) est acidifiant ! Seul le thé vert est alcalin. Nous sommes effectivement omnivores, mais avec un système digestif qui est plus proche de celui des grands singes que celui des grands carnivores. Nos petits reins ne sont pas aptes à gérer l’acide urique qu’amène la viande rouge !

Notre alimentation contemporaine, sans parler des aliments transformés, penche donc du côté acide, vous l’aurez compris… Les légumes sont les parents pauvres, ils se courent après dans l’assiette au restaurant… alors qu’ils devraient au contraire être majoritaires dans notre assiette !

Cependant, n’en déduisez pas qu’il ne faudrait plus absorber que des aliments alcalins, non ! Car on a besoin d’un peu de (presque) tout, mais il est important, pour ne pas dire obligatoire, de compenser.
Un terrain acide – ou enflammé – permet aux cellules cancéreuses de prospérer. Inversement, les cellules cancéreuses ne peuvent pas se développer dans des terrains neutres ou alcalins. Une fois qu’on a compris ce principe simple, à nous de gérer ! Il existe de nombreux livres sur l’équilibre acido-basique. On n’est pas tenus de gérer le pH de notre alimentation à la calculette ou à la bandelette ! Mais il faut vraiment penser à cet aspect-là de notre alimentation, au quotidien….

Des bases ou des acides selon les aliments

Les aliments se divisent en deux groupes : ceux qui forment un produit acide, et ceux qui forment un produit basique, après avoir été transformés par l’organisme. Les minéraux et les oligo-éléments appartiennent au groupe des aliments basiques, tandis que les protéines et les glucides renforcent la production d’acides. La viande et les aliments à base de viande, ou encore les produits à base de céréales, contiennent peu d’acides au moment de leur absorption. Ce n’est qu’au cours de leur digestion et de leur décomposition dans les cellules que des acides se forment. Les protéines animales entraînent dans l’estomac une plus grande sécrétion d’acide hydrochlorique que les protéines végétales. Nombreux sont ceux qui souffrent aujourd’hui d’hyperacidité à force de manger trop de glucides et de protéines – qui forment des acides – et trop peu de légumes et de fruits qui apportent des bases. La quantité de sucre, de pain blanc et de viande que nous mangeons chaque jour est beaucoup trop importante comparée à celle de légumes et de fruits, d’autant plus que nous absorbons aussi, à côté de ces aliments riches en protéines et en glucides, d’autres substances telles que l’alcool qui entraîne une hyperacidité chronique du corps.

Idéalement, 70% de notre alimentation devrait être alcaline

Testez-vous !

Si vous êtes curieux, demandez à la pharmacie un papier mesurant le ph urinaire. Puis mesurez votre deuxième urine du matin : si tout est ok, vous serez sur un ph de 7 !

Dans la journée, le dernier repas reste le plus important, autrement dit, pas d’acide le soir ! Car c’est la nuit que votre organisme va travailler pour se désacidifier ! De fait, le sommeil est aussi très important ,ainsi qu’une bonne gestion du stress ! Les activités douces et apaisantes sont également indispensables pour abaisser nos inflammations.

Mange, bouge, respire - Par Karine Soubrier

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